Florent Chopin
La remontée du temps Journal bleu du hasard Où sont vos dieux ? A chaque jour qui commence Bal annuel des étoiles
Infra spatial du bout des doigts. Ce sont des escarbilles.Canevas, patterns. Cartes effacées, villes traversées au hasard. Cosmographies. Roulis, froissements. Des mots, des traces. Rhizomes. Infimes. Micro-mondes. Péninsules. Est-ce à chaque fois le commencement d’une île ? On cherche la quantité d’inconnu qui manque au mot «rêver».
Aymon FOURRÉ


Jean Isnard
Ebene de macassar Citronnier de Saint-Domingue Louped'orme Loupe de gonfolo Loupe de peuplier

Le cerveau de Jean Isnard contient un précipité de caractéristiques étonnamment contradictoires, rarement réunies sous la même boite crânienne. Son hémisphère gauche, rationnel et logique, entretient clairement des relations fécondes et complémentaires avec son hémisphère droit, dépositaire de l’imaginaire et de la créativité irrationnelle.
Depuis des années Isnard explore les innombrables possibilités du mat et du brillant, du lisse et du rugueux, de la transparence et de l’opacité. Ses derniers « Altuglas sur bois » amplifient de délicates tensions entre la somptueuse matérialité des bois de loupe et la fluide lumière translucide de l’altuglas. Lumière, transparence, ombres et reflets habitent depuis l’origine le théâtre des volumes et des formes de Jean Isnard. Chacune de ses sculptures est une fiction formelle que chacun est invité à interpréter en totale liberté. Loin de toutes fantaisies inutiles, quand Jean choisi un nouveau matériau, un nouveau mode de conception et de fabrication de sa sculpture, ce n’est pas pour étonner ou apporter de la fantaisie à une démarche rigoureuse. Ses choix sont patiemment pensés, délibérément choisis, résolument logiques par apport aux œuvres précédentes. Avec une volonté et une curiosité affirmée d’être à la pointe de l’innovation technologique. Le scientifique curieux et libre, l’artiste tout aussi curieux et tout aussi libre, c’est le même homme, qui dérobe aux infinis des possibles de puissantes forces fragiles. Chacune de ses sculptures est une utopie. Une utopie qui existe en toute altérité, en toute évidence. Sans autre justification que sa propre existence. Comme peut l’être un galet ou une montagne, une fleur, une vague…
Colin Cyvoct